Lille – Jean-François MILLET

Photos de l’exposition :

  • Jean-François Millet 1814-1875 Peintre réaliste des archétypes ruraux Autoportrait (1841)
  • Des Glaneuses (1857) 3 glaneuses sans visage Femmes pauvres mais dignes De gauche à droite : se baisser, ramasser, se relever Arrière-plan : abondance de la moisson surveillée par le régisseur à cheval
  • L’Angélus (1857-1859) dignité et recueillement des paysans qui interrompent leur travail pénombre, douceur des couleurs au fond à droite, la cloche annonce l’Angélus (= prière à Marie) à 19h en France
  • L’homme à la houe (1860 -1862) Un paysan, non identifiable, avec son outil, penché, attaché à la terre. Un instant de répit, un labeur harassant.

Exposition organisée au Palais des Beaux-Arts de Lille (2017-2018)

Sortie organisée par les Amis des Musées de Saint-Omer

Jean-François MILLET (1814-1875) photographié par Nadar

Jean-François MILLET (1814-1875) photographié par Nadar

1 : Mise en perspective, qu’est ce que l’Ecole de Barbizon ?

Cette appellation désigne en réalité un groupe de peintres venus dans le village de Barbizon et dans les villages avoisinants, à la lisière de la forêt de Fontainebleau, au sud-est de Paris, entre 1822 et 1875.

Influencés par le Romantisme, adoptant des styles différents les uns des autres, ils ont pour point commun la volonté de peindre en extérieur, et non plus en atelier comme cela était alors l’habitude.

Ce sont des peintres paysagistes qui veulent rendre compte de la nature encore préservée de l’urbanisation.

Deux inventions techniques permettent cette innovation picturale :

  • le tube de gouache, qui donne au peintre la liberté de travailler là où il le souhaite
  • le chemin de fer, qui rend désormais Barbizon accessible depuis Paris (1849).

2 : Quelle est l’originalité de Jean-François Millet ?

Jean-François Millet fut un portraitiste au début de sa carrière.

Son inspiration est donc plus diversifiée que ce qui a été retenu de lui par le grand public.

Dès 1849, Jean-François Millet s’installe définitivement à Barbizon, en Seine-et-Marne. Il est l’un des fondateurs de l’Ecole de Barbizon, avec Jean-Baptiste Camille Corot.

Jean-François Millet a surtout mis en scène des paysans, peignant d’après ses souvenirs d’enfance en Normandie rurale.

Dans ses représentations du monde paysan, Jean-François Millet peint des archétypes, exemple :Des Glaneuses (1857), et non des individus particuliers.

Bien que faisant partie du courant réaliste, Jean-François Millet ne fait pas de la dureté du travail son principal centre d’intérêt. C’est un peintre du social. Il insiste sur la dignité du paysan au milieu du XIXème siècle.

Il serait excessif de le rattacher au courant socialiste.

Jean-François Millet choisit le clair-obscur du crépuscule, par exemple avec L’Angélus (1859) et la douceur des couleurs.

A la fin de sa carrière, Jean-François Millet se consacre aux paysages et aux ambiances (exemple avec l’église de Gréville. Il travaille alors davantage la lumière.

3 : Quelle fut la postérité de Jean-François Millet ?

Jean-François Millet a beaucoup influencé les impressionnistes : Claude Monet, Camille Pissarro, mais aussi Vincent van Gogh.

Jean-François Millet a également eu une grande influence aux Etats-Unis, notamment dans le domaine du cinéma, ce que la fin de l’exposition met bien en valeur.

Texte et photos : Pierre Dalbert